• Si jamais le Non l'emporte, ils vont vous mitonner une nouvelle Constitution de derrière les fagots..

    Ca vous met pas en confiance?

    Bon, je suis désolé. C'est démago. J'avais prévenu.

    Monsieurs les jurés, ne tenez pas compte de cette pièce fournie par le défense.

    J'ai honte d'avoir été démago.. 

    Mais c'est pas moi qui ai commencé...

    PS : Cet aprés midi, je poste sérieux..  Promis..


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  • Est-ce que vous connaissez Etienne Chouard ? Non ? Et bien vous êtes bien le seul.

     

    Etienne Chouard est le nouveau gourou Internet du NON. Au début, il était professeur de droit. Ca impose le respect, non ? En fait, il vous le dira lui-même sur son site : il a enseigné le droit en classe de BTS. La rectification a été apportée suite à un tollé des milieux universitaires Marseillais, où il enseigne.

     

    Etienne a donc lu la bibliographie de tout ce qui pouvait s'être écrit sur la Constitution</personname />, mais il a surtout lu le camp du Non, faute de temps sans doute.

     

    Et par le biais de la magie Internet, des chaînes de communication, Etienne est devenu l'icône de la pensée simple en faveurs du Non. Tous les jours, lors des meetings sur la Constitution</personname />, il y a des questions relatives à l'argumentaire de notre désormais célèbre professeur.

     

    Etienne c'est quelqu'un comme vous et moi. Et il vous dit que, comme vous n'aurez pas le temps de lire toute la Constitution</personname />, Etienne vous explique qu'il faut voter Non pour des raisons très simples.

     

    1)      Une Constitution doit être lisible pour permettre un vote populaire. Ce texte-là est illisible.

    2)      Une Constitution doit être politiquement neutre : ce texte-là est partisan

    3)      Une Constitution est révisable : ce texte-là est verrouillé par une exigence de double unanimité.

    4)      Une Constitution protège de la tyrannie par la séparation des pouvoirs et par le contrôle des pouvoirs : ce texte-là organise un Parlement sans pouvoir face à un exécutif tout puissant et largement irresponsable.

    5)      Une Constitution n'est pas octroyée par les puissants, elle est établie par le peuple lui-même, précisemment pour se protéger de l'arbitraire des puissants, à travers une assemblée Constituante, élue pour ça et révoquée après.

     

    Vous trouverez ci-dessous le lien qui développe ces idées et un accès à Publius qui taille en pièces cet argumentaire. Quelques réponses, toutefois :

     

    1)      Une Constitution doit être lisible pour permettre un vote populaire. Celui-ci est illisible.

     

    Ce texte est trop compliqué, donc je le rejette ! En fait, le texte est long, mais n'est pas illisible. Il est largement commenté et il reste accessible. En plus, ce texte n'est pas vraiment une Constitution, mais un traité entre Etats, qui instituent effectivement l'Union Européenne comme ensemble politique, en décrivant valeurs, droits, fonctionnement. Difficile de faire plus court.

     

    2)      Une Constitution doit être politiquement neutre : ce texte-là est partisan.

     

    C'est faux. La partie constitutionnelle (partie 1) est neutre. Le chapitre des droits fondamentaux est assez proche de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

    La 3e partie n'est pas la partie constitutionnelle du texte. Elle n'est pas neutre, puisqu'elle a pour objet de dire comment et dans quelles conditions les 25 états souhaitent que soient déléguées à l'Union leurs compétences, sur les aspects qui la concernent.

    Les règles permettent d'y mener une politique de droite ou de gauche. Pas d'extrême droite, ni d'extrême gauche, bien sur.

     

    3)      Une Constitution est révisable : ce texte-là est verrouillé par une exigence de double unanimité.

     

    La Constitution</personname /> est un traité entre différents Etats. Comment pourrait-il en être autrement ? L'argument tiendrait si l'Europe était un pays fédéraliste à lui tout seul. Il n'en est rien. Aucune démocratie n'est prête à laisser l'Europe décider pour elle. L'exigence d'unanimité pour créer ou faire évoluer un traité sera toujours la même. Et heureusement.

     

    4)      Une Constitution protège de la tyrannie par la séparation des pouvoirs et par le contrôle des pouvoirs : ce texte-là organise un Parlement sans pouvoir face à un exécutif tout puissant et largement irresponsable

     

    Là, on va loin. Même notre Constitution de 1958 ne permet pas ce que M. Chouard regrette. Et en plus, il se trompe.

     

    La séparation des pouvoirs est bien effective, dans le système Européen. C'est la Commission</personname /> qui a le pouvoir exécutif, le Parlement et le Conseil Européen se partageant le législatif. On peut regretter que le Parlement n'ait pas plus de pouvoir, mais son rôle progresse depuis plusieurs années et est renforcé par la Constitution.</personname /> Nous</personname /> sommes toujours dans une fédération d'Etats souverains.

     

     

    5)      Une Constitution n'est pas octroyée par les puissants, elle est établie par le peuple lui-même, précisément pour se protéger de l'arbitraire des puissants, à travers une assemblée Constituante, élue pour ça et révoquée après.

     

    Là, on est en plein dans le délire révolutionnaire. Il va falloir jeter aux orties notre bonne Constitution de 58, ainsi que celle de nombreux états.

    Les puissants, que l'on oppose au peuple en question, ce ne sont rien que nos élus, élus démocratiquement, faut-il rappeler.

    On rappellera quand même que la Convention</personname /> qui a élaboré le texte a associé des représentants de chacun des peuples de l'Union, des représentants désignés du peuple Européen et des représentants des Etats. On met en avant les puissants contre le peuple dans un pur style de démagogie soixante huit arde mal digérée et hors du temps.

    Le lien sur le site d'Etienne : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

    Le lien sur la réponse aux arguments : http://publiusleuropeen.typepad.com/publius/2005/04/etienne_chouard.html


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  • J'ai une grande nouvelle pour vous....   Il y aurait un Plan B.  Je vous assure ! C'est le député Européen PS Henri Weber qui l'affirme. Et il s'y connaît puisqu'il est député Européen.

     Il faut quand même noter, pour être tout à fait honnête, que c'est un partisan du Non.

    -         Quel NON ?

    -         Ah oui, c'est vrai. J'oublie chaque fois. C'est le NON :  « la Constitution</personname />, elle est trop libérale et il faudra renégocier »

     En fait, c'est un proche de Laurent, ce Monsieur. Pas de Laurent, de Roissy, mais de l'Iznogood du PS, celui qui veut être 1er secrétaire à la place du 1er secrétaire, qui est profondément Européen, mais qui va voter Non..

     Mais c'est koi, un plan B ? nous dirait Tschok.

     En fait, il paraîtrait que la Commission</personname /> Européenne</personname /> réfléchit en secret à un plan ( dit B), en cas de victoire du Non. Il y aurait même un plan C, voire D, mais on les connaît pas ceux-là. On commence tout juste à connaître le B.

     Ce Plan B consisterait à prendre une partie du texte Constitutionnel, notamment les premières et deuxièmes parties, mais pas entièrement. Juste le cadre Institutionnel, à savoir l'évolution du système de décision, système de la majorité qualifiée, renforcement du pouvoir du Parlement, désignation du Président du Conseil Européen et du ministre de l'Union.

     On laisse complètement tomber la 3e partie. De toute façon, elle existe déjà et elle ne sera pas remise en question, elle.

     Et attention..  Fermez les yeux.. Et hop...  Ce n'est plus une Constitution, mais un Traité. Ce sera sans doute le traité de Luxembourg si c'est prêt avant le 1er juillet, ou plutôt du pays suivant à assurer la Présidence</personname /> tournante (je sais plus qui c'est).

     Bon, bien sur, on laisse tomber toutes les références sociales dont on a beaucoup parlé. Ca sert à rien, vous diront les Nonnon. Et on va les renégocier. C'est pas beau comme tour de magie ?

     -         Euh, oui..  mais c'est quoi, la différence entre un Traité et une Constitution ?

    -         Ben, une Constitution, on t'a déjà expliqué que c'était dans le marbre, que tu pourrais la changer qu'avec l'unanimité...

    -         Je comprends, et un Traité ? Ca se change plus facilement ?

    -         Non, faut l'unanimité aussi..

    -         Ben alors ? Ca change rien ?

    -         On ne peut pas dire ça. D'abord, ça fait moins peur...

    -         Et il faudra revoter, alors ?

    -         Euh..  là, écoute..  on ne préfère pas, parce que vous déconnez un peu, quand on vous donne la parole. Ce sera les députés et sénateurs en Congrès à Versailles. Une majorité des 3/5e, ça ne posera aucun problème.

     Voilà. Mais pourquoi Henri, il nous raconte tout ça ? Et ben, parce qu'il nous dit doucement « Et les ptits gars, vous pouvez voter Non pour vous faire plaisir, pour vous défouler un peu. Ca prête pas à conséquence, parce qu'ils ont un plan B et vous ne ferez aucun dégât à la Construction</personname /> Européenne</personname /> ». Et ça fera plaisir à Lolo, surtout.

     Super. On a un plan B. Ca rassure. L'Europe ne sera pas en panne. Tout le monde va être content.

     -         Les Nonnon parce qu'ils ont gagné et qu'on a refusé cette Constitution libérale

    -         L'Europe parce qu'on continue à avancer.

    -         Les chefs d'Etats de droite ou de gauche parce qu'on s'est sorti de l'ornière

    -         Les libéraux parce que tout continue comme avant. (On a eu peur avec toutes ces clauses sociales qu'on voulait nous mettre).

     Juste une question idiote ? Si tout le monde est content, pourquoi est ce quelqu'un voudrait renégocier ?

     

    Henri, tu te moques pas de nous, là, un peu ?


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  • Nous sommes le lundi 30 mai. On se réveille avec une bonne gueule de bois. Le NON vient de l'emporter.. 52%.

     

    Bon, il a fallu se coltiner les rodomontades du Che, de Marquis, du petit facteur et de l'innommable toute la soirée. Mais encore, on a pu zapper, c'est pas le pire. Il a fallu aussi supporter les critiques de toute les rédactions Européennes, se gaussant de ces Français qui se croient encore les plus intelligents. Bof, c'est pas la première fois qu'on a un peu honte de nos concitoyens. Ca a vraiment des relents de 21 avril, cette journée.

     

    Mais maintenant, qu'est ce qu'on fait ? Les marchés ont ouvert stables, vraiment indifférents à nos états d'âmes Franchouillards. Tout va très bien dans notre monde libéral. Ca fonctionnait sans la Constitution</personname />, vaille que vaille. Ca va continuer, pas d'inquiétudes.

     

    Libé titre sur le gâchis, sur les années de retard prises dans la Construction Européenne.</personname /> Les délocalisations continuent de plus belle. Bush rigole dans son ranch. La vie est belle. Les froggies ont cassé le beau jouet qu'était l'Europe.

     

    -         Bon qu'est ce qu'on fait maintenant, sans déconner ?

    -         Ben. On vous la dit. Il faut RENEGOCIER.

    -         Ah d'accord ! On y va . On va envoyer Barnier. Où plutôt, on va attendre que les autres, ils viennent nous demander pourquoi on a pas voulu. Ils vont venir, c'est sûr. On est tellement importants, nous.

     

    -         Au fait, avant qu'ils reviennent, on renégocie sur quoi ?

    -         C'est simple, Y a qu'à demander au NON !

    -         Mais c'est quel numéro de téléphone, le NON ?

    -         Ah..  Mais c'est qu'il y en a plusieurs

    -         Ca va pas être facile, alors

     

    On va réunir tous les NON, alors, pour qu'ils nous disent ce qu'il faut renégocier. Alors on convoque : Le Pen, De Villiers, Pasqua, Chevènement, Buffet, Emmanuelli, Besancenot, St Josse, José Bové, la FNSEA. Ils</personname /> se réunissent. Dés qu'ils ont trouvé une bonne Constitution de derrière les fagots, ils nous font sortir la fumée blanche et nous, on vient voir le résultat. J'ai dans l'idée que ça va durer plus longtemps que pour Benoît XVI, ça.

     

    Bon, pendant qu'ils adoptent une alternative crédible et commune (j'en vois qui rigolent, là !), on va un peu voir les conséquences à court terme.

     

    La 3e partie de la Constitution</personname />, vous savez, celle qui énerve tout le monde, là. Et bien, on la garde, celle-là. Ben oui, il s'agit d'une compilation des traités antérieurs de celui de Rome à celui d'Amsterdam (je parle pas de Nice, il ne concernait que les Institutions). Bolkenstein peut ressortir sa directive, on aura du mal à aller contre, parce qu'on va pas être très crédibles dans les Conseils Européens (pas grave, on se fera représenter par les Anglais et les Hollandais).

     

    Le reste, par contre, à savoir les références de la Constitution</personname /> aux valeurs comme la liberté, l'égalité hommes-femmes, la protection des minorités, la non-discrimination, etc.. On jette. Comme ça, si un gouvernement d'extrême droite fait partie un jour d'un pouvoir (Autriche, Hollande, Italie), il sera pas emmerdé avec ces conneries. Pas con, Le Pen, quand il vote NON.

     

    Tous les domaines qui devaient passer de la règle de l'unanimité à la règle de la majorité qualifiée, c'est fini aussi. Les Anglais vont pouvoir bloquer longtemps les avancées Européennes.

     

    Au niveau du Conseil Européen, la Constitution</personname />, dans l'état actuel des membres présents, nous donnait 13% des voix. On revient donc au traité de Nice qui nous restitue nos 9%. Belle victoire Espagno-Polonaise. Eux, ils y gagnent. Ah bon ? Vous pensiez que la Constitution</personname /> diminuait le rôle de la France</personname /> ? Désolé, on a oublié de vous dire qu'il n'en était rien.

     

    Je passe sur la création du Ministre des Affaires Etrangères de l'Union, le renforcement du pouvoir du Parlement.

     

    On va relancer les négociations sur l'adhésion de la Turquie</personname />, au fait. Oui, parce que figurez-vous que cela n'a rien à voir. Chirac l'avait dit aux jeunes, sur TF1, mais ils ont pas écouté parce qu'ils pensaient trop au tri sélectif des ordures ménagères et aux délocalisations dans le milieu du textile.

     

    Ouf. L'Europe des capitaux reste la même. C'est l'essentiel. Le social, on verra plus tard.

     

    C'est quand même un très grand jour pour les anti-européens et les libéraux.

     

    Ah, oui, j'oubliais. Le Président a confirmé Jean-Pierre Raffarin comme Premier Ministre...

     

    Putain de journée de merde... N'ayez pas peur...


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  • Réponse à Monsieur Dupont Aignant, Député et maire UMP d'Yerres dans l'Essonne et Président de Debout la République</personname /> ... (c'est bon pour les mots clés, çà).

     

    Monsieur le Député...

     

    Je tiens à vous remercier d'avoir bien voulu intervenir sur mon blogg. C'est la première fois qu'un député réagit à mes propos, et cela m'émeut. Mon ami Danthy vous dirait qu'il s'agit de mon coté midinette, mais que voulez-vous, on ne se refait pas.

     Je ne sais pas quel moteur de recherche vous a attiré sur ce blogg, car je doute fort que vous soyez Bloglandais d'origine, mais vous êtes le bienvenue car ici, à Blogland, on préfère le droit du sol au droit du sang. Vous pouvez demander à votre ami Laurent, de Roissy en Brie. Ici, on accueille tout le monde avec plaisir.

     J'espère que vous êtes remis de votre déroute à l'élection du Président de l'UMP, mais avouez quand même que vous l'avez un peu cherché. Vous présenter contre le petit Nicolas, ce n'est pas très raisonnable..  Bref ! Je m'éloigne du sujet.

     Vous êtes donc partisan du NON, c'est ça ? Mais alors, un NON de droite. Parce qu'il faut qu'on explique aux électeurs qui n'ont pas encore compris qu'il y a au moins deux types de NON.

     Il y a comme vous le NON de droite : « si la Constitution</personname /> elle passe, les femmes elles pourront avorter », «elle est même pas chrétienne »,« on est quand même bien chez soi », « on va être envahis par les voleurs de poules Roumains et les Turcs, ils vont venir violer nos femmes (voire nos hommes) »...

    Et il y a le NON de gauche : « Si la Constitution</personname /> elle passe, les femmes elles ne pourront plus avorter », « elle est même pas laïque »,  « Pouah..  elle est ultra-libérale » « On va être envahi de plombiers Polonais et d'avocats Suédois », etc.. etc...

    Il y a aussi le NON du MRC, mais j'ai pas bien compris si c'était un NON de droite ou de gauche. Je leur ai posé la question, mais ils ont censuré la question et la réponse avant que j'ai eu le temps de lire.

     D'ailleurs, ça va pas être facile, si le NON l'emporte, pour faire la différence entre les NON de gauche et les NON de droite. Comment va-t-on faire pour aller expliquer à nos amis Européens pourquoi on dit NON ?

    Il faudrait sans doute que les bulletins NON soient de couleur différente, par exemple Bleu Roi pour les NON de droite et rouge vif pour les NON de gauche, qu'on s'y retrouve, sinon, ça va être le bordel. (post it : prévoir aussi une couleur pour " moi, la Constitution</personname />, je m'en fous, mais je veux être premier secrétaire du PS à la place de François)".

     Je m'éloigne un peu du sujet.

    Nicolas, vous êtes contre l'adhésion de la Turquie.</personname /> C</personname />'est une opinion qui se respecte. Moi, je peux défendre celle-là (définition de valeurs communes à l'Europe, aspects géopolitiques, droits de l'homme, ...) ou le contraire (combattre l'isolement, les intégrer..) avec autant de facilité. (J'aurais du être avocat, moi. Je vais y songer, mais en me faisant naturaliser Suédois, parce que je n'ai pas envie de refaire des études – Oui, je sais, Cléo, je suis lourd, parfois..).

     Bref, Nicolas, j'ai une opinion, mais je n'en parlerai pas, parce qu'elle n'a strictement rien à voir avec le sujet.

    Et vous le savez bien, Nicolas, parce que, si vous êtes député, vous êtes nécessairement intelligent (oui, je sais, il y a des contre-exemples).. Donc, vous mentez à vos lecteurs pour leur faire peur afin qu'ils vous suivent contre la Constitution</personname /> Européenne.</personname /> Cà, c'est de la bonne peur, l'invasion de 80 Millions de Turcs affamés... Vous êtes démagogue, Nicolas.

     Il est tout à fait faux de prétendre que le Traité de Nice (qui s'appliquera donc) en cas de rejet de la Constitution</personname /> empêchera l'élargissement sous le prétexte que les répartitions entre nombre de voix au Conseil et nombre de députés au Parlement est prévu dans le traité y compris pour les futurs entrants proches (Bulgarie, Roumanie). Cela signifierait qu'on s'interdirait à Nice d'accueillir dans les prochaines années des pays incontestablement Européens (Croatie, Ukraine, ...). Non sens absolu.

    Vous savez parfaitement que l'adhésion d'un nouveau membre se fait à l'unanimité et que la Constitution</personname /> n'a rien à voir avec la décision même d'adhésion. Par contre, ce qui change, c'est que, une fois que la décision est prise, le cadre institutionnel des prises de décision est déjà établi par la Constitution.</personname /> Vous</personname /> me suivez ? Oui, je suis sur.

    Imaginons que le NON l'emporte, que l'on soit encore sous les règles du Traité de Nice et que tous les Etats soient prêts à accueillir la Turquie.</personname /> Vous</personname /> pensez bien qu'ils se mettront aussi facilement d'accord pour l'évolution du traité pour permettre ce bon fonctionnement.

    Si le OUI l'emporte, il faudra quand même que tous les Etats soient d'accord pour l'adhésion.

     

    Vous voyez bien que cela n'a rien à voir. Monsieur le député, vous mentez.

     

    Néanmoins, revenez souvent ici. Vous y serez toujours le bienvenu.

     

    Amicalement..

     

    FIL

     

    Ps : Pour Laurent de Roissy, si Nicolas ne passe pas ici, merci de bien vouloir lui transmettre ce petit mot.


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