• En ces temps de baisse de l'Euro, qui provoque les mêmes larmoiements journalistiques que la même hausse de l'Euro, il y a quelques mois, nous nous interrogeons aujourd'hui sur ce qu'est la bonne valeur d'une monnaie.

     

    Un aparté tout d'abord : il n'y a pas lieu de se réjouir, ni de se lamenter de ces évolutions de parité. Chaque situation a, sur le plan économique, ses avantages et ses inconvénients. Une baisse de l'Euro favorise nos exportations (en dehors de la zone Euro, bien entendu), puisque nos clients vont payer moins cher ce que nous leur vendons. Avec comme avantages sous-jacents, une meilleure utilisation de nos moyens de Production, et donc une amélioration de l'emploi. Par contre, cela renchérit le coût de nos importations, et comme nous n'avons pas la chance d'être autosuffisants en pétrole, notamment, cela pèse sur notre balance commerciale et est générateur d'inflation (dite inflation importée). On ne peut pas gagner sur tous les tableaux.

     

    Aujourd'hui, on peut se demander quelle doit être la véritable valeur d'une monnaie. Cette valeur, dite économique, est différente de la valeur réelle qui est déterminée, soit par le marché (dans le cas de système de change flottant), soit par une décision politique (dans le cas de système de change fixe).

     

    Pour déterminer la vraie valeur d'une monnaie, on peut utiliser la théorie de la PPA</personname /> (Parité des Pouvoirs d'Achat), qui nous dit qu'une même unité de monnaie doit offrir un pouvoir d'achat équivalent dans tous les pays.

     

    Mais ce n'est pas facile à établir. En effet, il faudrait trouver, pour effectuer cette comparaison, un article commun à tous les pays et qui correspondent à certaines conditions économiques pour ne pas fausser les calculs.

     

    Et c'est là que Ronald Mac Donald (Mac Do pour les intimes) vient à notre secours.

     

    En effet, le Big Mac est bien un produit que l'on trouve aujourd'hui dans tous les pays (d'aucun pourraient le regretter), qui est fabriqué essentiellement avec des produits locaux (et donc non importés) et  étant peu sujet aux gains de productivité dans sa fabrication.

     

    Bref, le produit idéal pour cette analyse.

     

    Il en ressort que l'Euro devrait s'établir à 1,05 $, donc avec de bonnes opportunités de baisse. Il nous apprend aussi que la monnaie chinoise est aussi extrêmement sous cotée, ce qui correspond bien à l'analyse que l'on imaginait.

     

    On connaissait Mac Do pour sa responsabilité dans la création de générations d'obèses. On le découvre avec surprise dans l'instrument de mesure des politiques monétaires.

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